HISTORIQUE
Dès que l’homme à
réalisé que les étoiles qui constellent les cieux nocturnes étaient autant d’autres
soleils est née l’idée que d’autres planètes devaient logiquement s’y
trouver, à l’instar de notre système solaire.
Cependant, ces éventuelles planètes sont restées longtemps hors de portée de
nos observations du fait de la puissance insuffisante des télescopes
terrestres. De plus, la très grande distance qui nous sépare de ces astres a
cantonné cette voie de recherche au domaine du rêve et des spéculations.
Les avancées technologiques de ces dix dernières années en particulier dans
le traitement des signaux ont permis, en améliorant considérablement la
sensibilité des instruments, de commencer à repérer ces planètes et à en
dresser une liste, comportant leurs principales caractéristiques.
MÉTHODES
DE DÉTECTION
Les
planètes extrasolaires ne peuvent qu’exceptionnellement être vues
directement. Elles sont noyées dans l’intense clarté de l’étoile qui les
héberge, et de petites tailles par rapport à celle ci. De ce fait, les
méthodes de repérage sont indirectes.
La spectroscopie Doppler.
Basé sur la recherche d’un décalage du
à l’effet Doppler dans la lumière qui nous parvient de l’étoile. Ce
décalage traduit un mouvement de l’étoile du aux perturbations induites par
la présence d’une planète.
Principales bases d’observation utilisant
cette méthode :
- SFSU Planet Search (Observatoires Lick et
Keck)
- Observatoire de Haute-Provence (Élodie)
- Groupe AFOE (Advanced Fiber-Optic
Échelle), observatoire de Whipple en Arizona.
- Programme de recherche planétaire
Anglo-Australien
- Télescope Leonard Euler/La Silla
(Coralie)
Photométrie
d’occultation
Basé sur la variation de l’intensité
lumineuse reçue de l’étoile lorsqu’une planète passe entre celle-ci et l’observateur
terrestre. La planète occulte la lumière.
- STARE (Stellar Astrophysics & Research
on Exoplanets)
- TEP (Transit of Extrasolar Planets)
- ASP (Arizona Search for Planets)
- The All Sky Automated Survey.
Astrométrie
C’est la plus ancienne méthode. Basée
sur l’étude des mouvements de la position des étoiles dans le ciel.
- Observatoire d’Allegheny
Interférométrie
et optique adaptative
L’optique adaptative corrige en temps
réel les perturbations atmosphériques et les imperfections des miroirs des
télescopes. L’utilisation d’un simple coronographe, occultant la lumière
de l’étoile ne permettrait d’observer que des planètes situées à plus de
100UA de celle-ci. L’optique adaptative a réduit cette distance à 25 UA, et
à 20UA si on observe dans l’infrarouge.
- CAAO (Center for Adaptative Optics),
université d’Arizona.
- BLINC. Cryostat; Université d’Arizona.
- Optical Long Baseline Interferometry News.
Cependant, quelque soit
la méthode utilisée, seules les planètes importantes sont ainsi repérables.
C’est pourquoi dans la liste qui suit, la plus petite d’entre elles a une
masse équivalente à 0,215 fois celle de Jupiter.
TYPES
Planètes
géantes et naines brunes.
Au delà d’une certaine limite, évaluée
à 13 masse joviennes, la pression au centre d’un astre gazeux devient
suffisante pour initier des réactions de fusion, en particulier la fusion du
deutérium (isotope de l’hydrogène). Le corps en question émet alors de l’énergie
et devient une étoile. Cependant, cette fusion dégage moins d’énergie que
la fusion qui se produit au coeur d’une étoile du type soleil, et l’astre
rayonne peu (La seconde limite naine brune/étoile se situe à 80 masses
joviennes, ou 0,08 masse solaire. L’étoile brûle alors de l’hydrogène).
On appelle ce type d’étoiles une naine brune (Naine du fait de la taille
relativement réduite par rapport à une étoile classique, brune de par la
couleur de la surface, rayonnant relativement peu). C’est pourquoi la liste
des objets extrasolaires se cantonnera aux corps de masse inférieure à 13
masses joviennes, de façon à rester dans les limites de définition des
planètes, sans aborder celui des naines brunes.
Proximité
des planètes géantes
Sous cette limite on trouve les planètes
géantes. On pensait ces corps semblables à Jupiter dans notre système
solaire. Si tel est parfois le cas, on a aussi trouvé ces planètes géantes à
proximité immédiate de l’étoile (7 millions de km autour de 51 Pegasi, soit
20 fois moins que la Terre par rapport au Soleil), et cette constatation a remis
en question le modèle couramment admis de formation des planètes, établi au
regard de notre propre système.
Il est probable que ces corps
se soient formés loin de l’étoile, dans une région froide du disque
protoplanétaire, et soient ensuite « tombés » vers le centre. C’est
du moins ce que semblent prédire certains modèles informatiques lorsque sont
mises en jeu plusieurs planètes et des poussières interplanétaires. La masse
gazeuse peut être conservée malgré la température élevée grâce à la
gravité importante de la planète. Le processus qui maintient alors la planète
proche de l’étoile et la stabilise dans cette position en l’empêchant de
tomber reste sujet à spéculations.
Une hypothèse prévoit une
force produite par la déformation de la surface liquide induite par l’effet
de marée qui tirerait la planète vers l’avant, freinant ainsi sa
décélération et sa chute. Une autre possibilité serait que la planète
arriverait, aux alentours de 0,05 UA de l’étoile, dans une zone dégagée par
le champ magnétique de poussières et de gaz, ce qui freinerait également sa
perte d’énergie.
La possibilité de planètes
géantes telluriques possédant une surface solide n’est pas non plus à
exclure, bien que ce type n’ait jamais été observé. Cependant, dès lors
que le mode de formation des planètes est remis en question, toutes les
hypothèses deviennent envisageables.